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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 17:47

Au cours de sa croissance, l'enfant  éprouve des receptivités particulières en lien direct avec son développement physique et psychologique. Ce sont les périodes sensibles décrites par Maria Montessori.

 

Le matériel sensoriel présent à la Maison des Enfants permet de nourrir les cinq périodes propres aux petits de 3 à 6 ans. Les périodes : du mouvement, du langage (orale et écrit), de l'ordre, du raffinement sensoriel et du développement social (interagir avec l'autre, accepter les règles de vie).

 

La pédagogie Montessori offre à chacun, au travers de la mise à disposition permanente des activités et le libre choix, la possibilité d'aller spontanément vers ce qui lui  convient  le mieux. Par le mouvement et la répétition des exercices volontaires, l'enfant va affiner ses sens, acquérir une précision des gestes, enrichir son vocabulaire et structurer sa pensée.

 

Ce matériel élaboré scientifiquement pour répondre aux besoins de l'enfant introduit de nombreux concepts (long/court, haut/bas, lisse/rugeux...) et ce, toujours par comparaison.

En effet, un contraste franc rend  l'approche  plus évidente. Une fois celle-ci ressentie (d'un point de vue musculaire, visuel, tactile), reconnue puis nommée, l'enfant  est à même de généraliser.

Ainsi préparé, il sera prêt à découvrir des nuances de plus en plus subtiles par l'observation des différences ou des similitudes.

 

Durant cet âge, le petit reçoit une grande quantité de stimulis qu'il ne sait pas toujours interpréter or, "il ne faut pas laisser seul les enfants avec leurs perceptions et leurs sensations sans les nommer" (F. Dolto).

C'est pourquoi,  on doit lui permettre d'enrichir son langage par un vocabulaire précis et l'aider à ordonner, classifier, confronter ses perceptions pour qu'il soit en mesure d'affiner ses sens et mieux appréhender la réalité.

l'abstraction ainsi matérialisée permet à l'enfant de se structurer et d'élaborer son intelligence. Il est capable de passer du concret à l'abstrait et devient alors "explorateur autonome et conscient".

 

Au delà de ces outils spécifiques, il me semble utile, en tant que parents, d'en comprendre la démarche afin d'apporter un éclairage particulier au processus d'apprentissage de nos enfants.

Maria Montessori, elle même, considérait le matériel comme "un point de départ " ...

 

à très bientôt  pour une activité sensorielle " à la manière de..." H.Matisse  !

Par Marie - Publié dans : EDUCATION - Communauté : Les P'tits Artistes
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /2008 19:02

Celui qui est déjà rentré dans une classe Montessori 3/6 ans sait qu'une partie du lieu est consacré à la vie pratique.

Cet espace dédié aux expérimentations et entrainements des gestes de la vie quotidienne offre tous les attributs d'une maison soigneusement entretenue.


De nombreux petits plateaux et divers paniers sont installés sur des étagères basses. Chacun d'entre eux contient le matériel nécessaire à la réalisation d'une activité spécifique.
En fonction de son intérêt, l'enfant suscite une présentation individuelle afin de s'exercer à nettoyer une table, à boutonner, déboutonner, mettre le couvert, entretenir une plante, lacer ou cirer des chaussures...

Ces actions allant du plus simple au plus complexe sont toujours adaptées au développement physique et psychologique de l'enfant afin d'éviter toute mise en échec.

Le matériel proposé n'a rien de particulier. Il est constitué d'ustensiles, d'objets familiers faisant partie du quotidien. Un soin est apporté à l'esthétisme et aux matériaux (bois, coton, porcelaine...). Le petit peut ainsi ressentir sensoriellement la chaleur du bois, la douceur du coton, le poids de la porcelaine...
Également confronté au contrôle de l'erreur, c'est à dire aux conséquences d'une mauvaise manipulation (ex : l'assiette tombe et ... se casse !), il sera à même de mieux comprendre les causes des son erreur et d'y remédier.

Confronté à des situations telles qu'elles peuvent être vécues, il acquiert aisance et dextérité, sources d'autonomie et de confiance en lui. Rien d'étonnant lorsque l'on sait que Maria Montessori considérait l'éducation comme " une aide à la vie "...

S'intégrer dans sa culture, en connaître les codes, maitrîser des savoirs faire apporte l'assurance indispensable à toute forme d'apprentissage. D'ailleurs, l'utilité de l'entraînement aux actes quotidiens de la vie est reconnue par l'ensemble des professionnels de la petite enfance. C'est pourquoi il y a toujours dans un coin : une fausse cuisinière, de la vaisselle (généralement en plastique), des poupées, une chaise haute...
C'est jeux d'imitation ont dans les classes traditionnelles des visées plus affectives et sociales qu'intellectuelles.

Ainsi, lorsque l'enfant fréquente une structure  Montessori, il apprend à faire "en vrai", alors que dans une école classique, il joue à faire "semblant".

Pour les parents qui souhaitent s'inspirer de la méthode Montessori voici quelques petits conseils ...

S'il n'est pas envisageable, ni même souhaitable, de transformer son foyer en " Maison des enfants ", il peut être intéressant de connaître certaines règles, d'adopter certains comportements.

Au regard de l'activité décrite ci-dessous on remarquera que l'éducateur :

- Adapte le matériel à l'enfant  : Taille, poids, volume.

- Prépare à l'avance tous les éléments nécessaires au bon déroulement du travail (sérénité et efficacité).

- Montre  les étapes successives de la séquence du début à la fin de façon claire et méthodique (pas de démonstrations parcellaires).

- Effectue des gestes lents et précis qui permettent à l'enfant de se focaliser sur le mouvement (meilleur compréhension, meilleur mémorisation).

- Présente en silence pour favoriser la concentration.

- Intervient le moins possible lors de l'expérimentation mais, observe, valorise, encourage du regard.  Il  essaye de comprendre le cheminement  intellectuel de l'enfant pour l'aider à bon escient,  si nécessaire.

Une fois ces repères donnés, ce cadre posé, vous pouvez l'utiliser pour n'inporte quel apprentissage concret.

J'ai coutume de dire que la méthode Montessori est pleine de bon sens...  Après quelques réflexions et un peu de pratique, il se peut que vous le trouviez aussi !

En attendant, je vous donne rendez-vous mercredi prochain pour explorer le matériel sensoriel  et découvrir une activité  autour du peintre H. Matisse.


Alors à très bientôt !



Marie




Verser de l'eau d'une carafe dans deux verres



Matériel

- Un plateau avec des poignées.
- Une carafe  de taille moyenne contenant de l'eau ( volume nécessaire pour remplir les deux verres) .
- Deux verres hauts  avec un trait rouge  (le trait rouge indique à l'enfant où il doit s'arrêter, il doit être placé à environ 5 cms du rebord).
- Une éponge de petite taille.
- Un seau.

Age de présentation :

- 3 ans,  3 ans et demi

Buts directs :

- Savoir verser de l'eau d'une carafe dans des verres.
- Apprendre à se servir seul.
- Travail de la main, du poignet et du bras.
- Discrimination des trois doigts de l'écriture.

Buts indirects :

- Concentration
- Autonomie
- Confiance en soi
- Estime de soi


Présentation  en silence

- Aller chercher le plateau sur l'étagère avec l'enfant.
- Poser le plateau sur la table devant soi.
- Prendre la carafe par l'anse avec les trois doigts de la main droite  (le pouce, l'index et le majeur).
- Mettre l'index et le majeur gauche sous le bec verseur.
- Soulever la carafe.
- Déplacer la carafe en l'inclinant.
- Amener la carafe au dessus du premier verre.
- Remplir le verre jusqu'au trait rouge.
- Renouveller l'opération pour le deuxième verre.

Lorsque les deux verres sont remplis (jusqu'au trait)

- Vider l'eau des verres dans le seau.
- Prendre la petite éponge.
- Essuyer la dernière goutte sur les verres.
- Poser l'éponge
- Reposer les verres sur le plateau

Inviter l'enfant à le faire


Lorsque l'activité est terminée :

- Remettre de l'eau dans la carafe.
- Vider l'eau du seau.
- Ranger le plateau.


Point d'interêt :

- La ligne rouge à ne pas dépasser sur les verres.
- La petite goutte à essuyer  avec l' éponge.

Par Marie - Publié dans : EDUCATION - Communauté : Les P'tits Artistes
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /2008 14:25

Si  " L'autonomie n'est pas un don" comme l'affirme Philippe Merieu, pédagogue et inspirateur de nombreuses réformes pédagogiques, elle s'acquiert, se conquiert même parfois,  tout au long de notre vie.
Alors qu'apprend-on pour favoriser cette liberté intérieure, cette capacité à choisir par soi-même et que signifie être autonome à 3 ans ?

L'entrée à l'école vers cet âge marque une étape importante dans ce processus commencé dès la naissance. Quelques soient les pratiques envisagées, c'est au travers de quatre grands axes que l'autonomie de l'enfant sera travaillée : la psychomotricité, l'affectivité, la sociabilité et le développement des capacités intellectuelles. Viennent ensuite les moyens mis en oeuvre pour y arriver et c'est là que les méthodes diffèrent .

Je dirai pour simplifier que le modèle traditionnel repose sur une succession d'activités brèves, organisées et dirigées par l'enseignant alors que les écoles Montessori proposent une liberté structurée au sein d'un environnement soigneusement préparé.
Pour illustrer ces différentes pratiques, je vous propose de partager le quotidien de Pierre et Marion dans leurs classes respectives...


Pierre est un enfant joyeux d'un peu plus de deux ans et demi. Depuis son premier anniversaire, il va chez une assistante maternelle et a intégré en septembre,  l'école publique de son quartier.

Arrivé à 9H, il franchit doucement la grille et se blottit contre sa mère pour entrer dans la classe :
- " Bonjour Pierre ! " dit la maîtresse avec un grand sourire.
Pierre ne répond pas, il commence même à sentir sa gorge se nouer, il sait parfaitement qu'après avoir accroché sa veste et embrassé sa maman, elle partira...  et cette séparation est encore un peu difficile.
La porte refermée, Pierre rougit et de grosses larmes  roulent sur ses joues. L'enseignante se penche vers lui et essaye de le consoler :
- " Alors Pierre, tu sais bien que ta maman va revenir. Tu ne veux pas aller prendre un petit vélo ? regarde ! Chloé est déjà arrivée ! ".
Pierre pleure encore mais la maîtresse doit accueillir d'autres enfants. Après de longues minutes, il finit par se calmer.
La pendule murale indique 9H20, il est temps de se rassembler :
- " Allez, il faut ranger maintenant et aller vous asseoir ".
Quelques instants plus tard les enfants sont installés sur des bancs disposés en U. Grâce aux repères photographiques collés sur les dosserets, chacun retrouve sa place.
Face à eux, la maîtresse commence l'appel. Pierre aime bien ce moment car il sait qu'après c'est " l'heure des chansons ". De la musique, des comptines mimées, des jeux de doigts, il participe avec un plaisir non dissimulé.
Puis c'est le temps libre de la " découverte des livres ". Pierre apprécie les histoires, surtout celles que Papa lui lit avant de s'endormir mais aujourd'hui la ferme et tous ses animaux l'attirent beaucoup, beaucoup...  ce n'est pas " l'heure ", dommage, ce sera pour plus tard !
A 9H50 toute la classe est en rang deux par deux  (enfin presque ! ) pour rejoindre la salle de psychomotricité. Un bel espace multicolore où l'enseignante a préparé un parcours adapté. Les uns après les autres : ils sautent, grimpent ou se faufilent dans des structures amovibles.
L'activité dure une quinzaine de minutes puis c'est le passage obligé aux toilettes avant le retour en classe aux alentours de 10H20.
Dès son arrivée, la maîtresse aide Pierre et quatre autres élèves à enfiler un tablier et les conduit devant les chevalets.
- " Nous allons essayer de tracer des traits de haut en bas, avec de la peinture rouge  " explique t-elle.
Les pots " impossibles à renverser " sont remplis et l'accès au point d'eau limité.
Pierre saisit avec intérêt son pinceau, le trempe dans la peinture et commence à se barbouiller consciencieusement l'index puis le pouce gauche  avant d'être rappelé fermement à l'ordre :
- " Ah non Pierre ! , on fait ça sérieusement ! "
L'enseignante dirige les premiers tracés puis prolonge quelques lignes à la fin.
Le travail se termine et cela tombe bien car la cloche vient de retentir : c'est " l'heure de la récréation ".
Bien défoulés, les enfants rentrent dans la classe. L'assistante (ASEM), installe les élèves ayant déjà peint autour d'une grande table et leur donne un morceau de pâte à sel pour une " manipulation libre ". Un peu dérouté, Pierre ne sait que faire de ce tas blanchâtre : un peu dans la bouche, un peu sur la table et le reste par terre, il finit par vouloir se lever mais...  l'assistante veille !
Un coup d'oeil sur la pendule et la maîtresse réalise qu'il est presque 11H30 : Vite ! on range et les enfants rejoignent leurs places sur le banc pour " l'heure de la lecture ".
Assez excités, ils se lèvent et se bousculent, Pierre finit même par atterrir en larmes sur les genoux de son voisin. Il faudra une mise au point claire et précise de l'enseignante pour connaître la fin de l'histoire.
On frappe à la porte, la dame de la cantine vient chercher les élèves demi-pensionnaires, pendant que l'assistante apporte les manteaux de ceux qui rentrent chez eux. Pierre enfile sa veste et reprend sagement sa place car maintenant, il le sait, c'est... " l'heure des mamans ! ".



Partageons à présent le quotidien de Marion ...


Marion
a eu 3 ans le mois dernier. C'est une petite fille qui fréquentait l'année dernière  une halte garderie parentale quelques heures par semaines.
A la rentrée, ses parents ont décidé de l'inscrire à mi-temps dans une " Maison des enfants " 3/6ans proche de leur domicile.

Une " Maison des enfants " est un lieu de vie spécialement conçu par Maria Montessori pour répondre aux besoins physiques et psychologiques de l'enfant. Conformément à ce principe, elle regroupe les enfants par phases de développement et non par année civile comme cela se fait généralement.

Sur le chemin de l'école, Marion avance d'une démarche souple et régulière.
Arrivée dans le vestiaire, elle accroche son manteau, retire ses chaussures et enfile ses chaussons. Elle franchit comme convenu le seuil de sa classe à 9H15 précises. Les arrivées étant échelonnées, cette exactitude est garante d'un accueil personnalisé et d'une séparation sereine.
- " Bonjour Marion ! " dit l'éducatrice ,  " Alors ?, c'était bien hier le cinéma avec Mamy ? "
Marion acquiesce et l'éducatrice, toujours accroupie, poursuit :
- " Tu n'as pas eu peur dans cette grande salle toute noire !"
- " Oh, non ! " affirme en souriant la petite fille, " Mais moi, tu sais, j'ai un chaton ! "
- " Un chaton ?, un vrai ?, c'est fantastique ! " s'exclame t-elle
- " Oui !, Oui ! ", répond Marion radieuse.
- " Tu crois qu'après avoir dit au revoir à maman, tu pourrais essayer de trouver un chat qui lui ressemble dans les livres de la bibliothèque et nous le montrer tout à l'heure ? " interroge l'éducatrice.
- " Oh oui ! " rétorque Marion enthousiaste.
Elle embrasse sa maman et se précipite vers les rayonnages.
Il est 9H30, l'éducatrice, son assistante et les 16 enfants qui constituent le groupe sont au travail. Marion a repris sur l'étagère le plateau " des versés " et s'est installée sur une table individuelle. Comme pour chaque première manipulation, l'activité lui a été présentée personnellement mais depuis deux jours elle est fascinée par le trajet de l'eau d'un petit pot à l'autre et expérimente avec ardeur l'utilité du bec verseur.
Une nouvelle fois, elle saisit l'anse du pot droit et essaie de transvaser l'eau qu'il contient dans celui de gauche. Elle va doucement, s'applique,  mais malgré toute son attention, quelques gouttes tombent sur le plateau. Sans rien dire, elle va chercher une coupelle contenant une éponge, essuie minutieusement puis la rapporte et se remet au travail.
Une quinzaine de minutes se sont écoulées quand Marion décide d'arrêter sans que personne ne l'ait interrompue.
De nouveau face aux étagères, elle est attirée par deux flacons dorés aux bouchons de tailles et de couleurs distinctes. Elle sollicite alors une présentation auprès de l'éducatrice.
Ensemble elles vont chercher le matériel et s'installent côte à côte sur un petit bureau. L'éducatrice commence lentement et en silence la démonstration afin que la petite fille puisse focaliser toute son attention sur la précision du geste et le déroulement méthodique de l'activité.
Marion essaie à son tour plusieurs fois puis elles vont toutes les deux  remettre le matériel à sa place.
La matinée est déjà bien avancée et l'éducatrice propose de se regrouper autour d'une petite collation.
Les enfants vont se laver les mains " doigt par doigt " puis viennent s'asseoir tout autour de la ligne, les deux adultes de chaque côté.
Des quartiers de pamplemousses ou de clémentines sont alors autant de chances de s'instruire que de se régaler !
C'est aussi un moment de partage: On apprend alors que Clémence a eu une petite soeur cette nuit, que le grand-père de Paul va bientôt arriver et que Marion a adopté un petit chaton perdu qui ressemble à celui du livre que l'assistante est en train de montrer.
Après avoir épuisé tous les sujets, l'éducatrice commence à chanter et les enfants font de même. Hier, à la demande générale, elle avait raconté une histoire.
Midi sonne et les enfants qui déjeunent à l'école vont mettre leurs chaussures et prendre leur " lunch box " pendant que les autres attendent librement dans la classe l'arrivée des mamans.



Quelques soient les méthodes envisagées, la personnalité et le rôle du référent sont déterminants dans le processus d'autonomisation de l'enfant.
La personnalité,  tout d'abord,  car pour accepter de s'engager dans l'apprentissage, l'enfant doit éprouver une réelle sécurité affective pour " oser avancer ".
Le rôle,  ensuite,  car pour proposer des activités adaptées, le pédagogue doit être capable d'observer et d'apprécier,  le plus justement possible,  le  niveau  de développement de chacun. Ainsi rassuré et guidé en fonctions de ses besoins, l'enfant va pouvoir acquerir un certain nombre de connaissances.

Mais pour parler d'autonomie, même à 3 ans, il faut que les savoirs  enseignés aient du sens et que l'enfant soit capable de les réutiliser à bon escient dans des contextes différents .
C'est en cela aussi que la méthode Montesssori est pertinente, puisqu'elle fait de ses  " Maisons des enfants " des lieux d'entraînement  aux  gestes de la vie quotidienne, là où les écoles " classiques " ne proposent que  de simples  jeux d'imitation. Ce lien sans cesse établi entre l'apprentissage et sa finalité, permet  au petit de transformer son savoir en savoir-faire et développer sa confiance en lui.
Plus sûr de lui, il est alors prêt pour de nouvelles conquêtes...

A mercredi prochain !

                                                                                 Marie



Par Marie - Publié dans : EDUCATION - Communauté : Littérature Enfantine
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /2008 14:23

Comme nous l'avons vu dans l'article précédent  : 
 " C'est quoi être autonome à 3 ans ? ", l'autonomie à l'école maternelle concerne différents domaines :
La psychomotricité (maturation motrice), l'affectivité (aptitude à la séparation), la sociabilité (être et faire avec l'autre) et le développement des capacités intellectuelles.
Les textes officiels annoncent  " l'école maternelle a pour finalité d'aider chaque enfant, selon des démarches adaptées, à devenir autonome et à s'approprier des connaissances et des compétences afin de réussir au cours préparatoire les apprentissages fondamentaux ".
Sur le fond tout le monde est d'accord mais sur la forme c'est autre chose...
Ce sont justement ces " démarches adaptées " qui différent d'une méthode à l'autre. Je m'attacherai ici,  à comparer deux modèles : le modèle institutionnel et celui proposé par Maria Montessori de manière schématique pour une plus grande clarté.


Dans l'enseignement traditionnel
, l'autonomie s'acquiert au travers :

- De la structure même de l'école, lieu distinct du foyer.

- De l'interaction de l'enfant avec ses pairs (apprendre à faire ensemble et à intégrer    les règles de vie commune).

- Du rôle de l'enseignant, garant du bon déroulement des séances.

- De la mise en place quotidienne de plusieurs séquences de travail dirigées afin de découvrir, expérimenter, acquérir de nouvelles compétences.

- De l'élaboration d'un emploi du temps précis rythmé par des activités régulières pour aider l'enfant à se repérer dans le temps.

-
De la stimulation de l'enseignant, concrétisée par la réalisation d'évaluations formelles.



Le modèle Montessori, quant à lui, considère que l'autonomie s'acquiert par la mise en place d'une liberté structurée passant par :


- L'organisation d'un environnement adapté où chaque matériel développe une compétence spécifique ( " l'ambiance Montessori " ).

- L'intervention discrète mais contenante de l'éducateur.

- L'interaction constante avec des enfants d'âges différents mais en même phase de développement (groupe 3/6 ans, 6/9 ans...)

- La liberté de mouvement  au sein de la classe.

- L'approche sensorielle et concrète systématique.

- Le libre choix des activités et du temps de travail consacré.
Cette méthode considère qu'instinctivement l'enfant sera intéressé par ce qui le construit  et que  par cet acte volontaire non limité dans le temps il développera sa concentration.

- Le "contrôle de l'erreur ", composante intrinsèque du matériel qui permet à l'enfant  par auto-évaluation d'acquérir une représentation concrète de ses progrès et de développer sa confiance en lui.



A très bientôt !

Par Marie - Publié dans : EDUCATION - Communauté : Littérature Enfantine
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /2008 13:30

Bonjour !

Souvent sollicitée pour des conseils, je souhaitais depuis longtemps créer un blog sur l'éducation des petits.
Educatrice Montessori, licenciée en Sciences de l'Education, je travaille depuis plus de dix ans dans le secteur de la petite enfance.
C'est à la suite d'un déménagement de Paris en province, dans une ville dépourvue de structure Montessori que j'ai été amenée à proposer des suppléances au sein d'écoles maternelles et primaires "classiques". J'ai alors pu constater les différents modes de fonctionnement et percevoir les divergeances d'approche propre à chaque système. Loin de porter un jugement sur telle ou telle pratique, il me parait au contraire enrichissant de les connaître afin d'établir une cohérence éducative entre la maison et le lieu d'apprentissage.
C'est d'une maternelle traditionnelle (2-3 ans) dans laquelle j'exerce actuellement que j'illustrerai chaque semaine ces propos. Un rendez-vous hebdomadaire, le mercredi à partir du 12 novembre prochain , dans lequel je commenterai un ou deux exemples qui me semble significatifs.
Cet espace est aussi le vôtre, il se veut un lieu d'échange, de réflexion et de conseil.

Alors n'hésitez pas à me poser des questions. J'y répondrai le plus rapidement possible.

Enfin, la rubrique "Moments de complicité" proposera une recette ultra facile (mais néanmoins délicieuse !) à réaliser avec vos enfants pour des instants tendres et gourmands. 

Alors... A  très bientôt ! 
                                                    Marie

Par Marie - Publié dans : EDUCATION - Communauté : Les P'tits Artistes
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